Jeudi 9 avril 2009
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16:55
Prédateur
Evite-la
Car ses dents parfois
Quittent ses mâchoires
Garde-toi bien
Car leur trajectoire
Est imprévisible
Souviens-toi
Que bien souvent
Tout n'est qu'illusion
Ne t'y fie pas
Sa beauté sublime
Est un subtil leurre
Observe-la
Exquise blancheur
Tout en nudité
Qui t'attire... qui t'attire...
Trop... beaucoup trop.
12 juin 2005
Par Micha
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Jeudi 9 avril 2009
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/2009
16:52
Attirances réciproques
La nuit m'attire et m'extirpe de mon foyer douillet.
Elle m'oblige à me glisser dans mon long manteau de fourrure,
De ceindre ma tête d'une chapka décatie
Et de chausser des bottes rembourées et profondes.
La température avoisinant les 50° en dessous de zéro
Me brûle et gène ma respiration, mais...
Qu'importe, je me soumets à ces désagréments,
Puisque la nuit me les impose.
Souvent, des bouts de mes jambes gèlent,
Et se désintègrent en petits morceaux
Lorsque je passe sur des gros cailloux.
La douleur est atroce! Mais à nouveau, qu'importe....
Je suis souvent contraint de ramper lorsque que je dois regagner
Mon foyer douillet alors que la nuit me rejette,
Et qu'elle disparaît comme tous les jours.
C'est très dur pour moi, mais qu'importe...
Elle tient trop à moi et finit toujours par revenir....
23 mais 2005
Par Micha
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Jeudi 9 avril 2009
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/2009
15:54
Flamme
Danse devant moi,
Remue ton corps, ton corps tremblant,
Tout ardant et brûlant et incandescent,
Qui m'éblouit le temps, le temps d'un instant.
Ton essence se transmet,
Et change l'état, l'état premier,
Que je sens et goûte et perçois modifié
Je ferme les yeux et aspire, aspire la mort sans me méfier.
23 mai 2005
Par Micha
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Jeudi 9 avril 2009
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/2009
15:48
Anti-poème
9 août rancunier, qui revient chaque année,
Rituel inéluctable qui lui rappelle
Les ressacs amers de sédiments ramenés
Par les en-têtes de conquérants et la pelle,
Qui chassa le pus teinté de jaune et de rouge.
Mais le trop gros débit le fit s'évanouir,
Car le manque eut l'effet cisaillant d'une gouge
Et lui cassa le bas taraudé à ravir.
(Exercice sur les kakemphatons)
10 mai 2005
Par Micha
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Jeudi 9 avril 2009
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/2009
15:43
Macabre contemplation
Goret rutilant,
Amas de tissus vivants,
Tous tes cris stridents,
Se perdent dans le néant.
Tu peux te débattre,
Sous la lame qui te châtre.
Pourceau acarîatre,
Bientôt grillant dans mon âtre.
Crie sans retenue,
Ô malheureux parvenu!
Verrat bien joufflu,
Vois donc la mort qui t'es due.
Tes cris se tarissent,
Par les mains qui t'équarissent.
Meurt dans la bâtisse,
Que tes vicères salissent!
10 mai 2005
Par Micha
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